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Bitcoin : vers la fin de l’État-nation

La monnaie représente un enjeu central pour les grands États de notre société contemporaine puisqu’elle permet de garantir stabilité et prospérité dans un monde gouverné d’une main de fer par les échanges commerciaux et financiers. Bien plus que cela, le pouvoir de “battre monnaie” est l’une des fonctions les plus anciennes de l’État et se trouve être un critère primordial dans la souveraineté nationale d’un État.

Aujourd’hui, ce monopole est remis en cause par les unions régionales, la création de banques centrales, la naissance d’organisations inter et supra-nationales, mais aussi et surtout par l’émergence d’une monnaie libre, sans patrie et sans gardien. Nous parlons bien évidemment de Bitcoin. 

Vers la fin de la toute-puissance de l’État 

La monnaie est depuis la création des États, l’expression de la puissance de ces derniers. Nos billets et nos pièces de monnaie sont en quelque sorte le symbole de la confiance que nous accordons à nos représentants politiques. Nous l’avons constaté par le passé (cf Venezuela, Allemagne), lorsque la population perd confiance en l’État, c’est l’intégralité du graphe de confiance qui se rompt également, entraînant inévitablement dans sa chute une dévaluation de la monnaie. 

 

Nous sommes entrés depuis quelques années dans un nouvel âge des nationalismes. Cela ne s’explique pas par un regain des sentiments nationaux, comme nous pourrions le penser, mais plutôt par une défaillance de l’État qui ne parvient plus à s’acquitter de sa part du contrat social. De ce fait, le passage à l’euro ne se traduit pas par la perte d’une identité nationale, mais plutôt par le regain d’une souveraineté partagée mise à mal par la mondialisation. 

 

Les critères de souveraineté ne sont pas fixes, ils sont mouvants et évoluent au gré des espaces : océans, ciel, espace et plus récemment cyberspace. Malheureusement, depuis plusieurs décennies, le débat semble se réduire à cette dichotomie simpliste : “préserver ou perdre sa souveraineté”. Il est cependant bien plus vrai d’envisager la souveraineté comme le cadre d’action de l’État de droit. Ainsi, le but est de garantir un cadre commun pour égaliser des rapports de force pouvant conduire à l’arbitraire. Il ne faut pas oublier que ce comportement déviant peut aussi bien concerner, les acteurs privés que publics. 

 

L’Homme est un animal politique, il s’organise autour d’un gouvernement central afin de rendre viable et durable la vie en société. La taille des gouvernements a toujours évolué de manière proportionnelle aux problèmes à résoudre. La faille dans ce système repose dans l’incapacité des États-nations à intervenir ensemble face aux problèmes globaux. Il devient clair à la lumière des échecs passés (cf Société des Nations, OMC), que ce système de gouvernance n’a pas été conçu pour l’action mondiale, il est donc aujourd’hui totalement obsolète. 

 

Heureusement, l’Homme se caractérise également par ses capacités de résilience et d’évolution remarquables. Aujourd’hui, il y a une distinction fondamentale entre les “somewheres” qui s’identifient à une localité et les “anywheres” qui vont s’associer avec ceux qui fonctionnent sur leur référentiel de pensée. Dans un monde interconnecté, il est plus aisé de se trouver des liens de compatibilités avec ses pairs. Avant l’imprimerie, les gens parlaient surtout avec leurs voisins dans leur langue vernaculaire locale. Puis les langues nationales se sont développées grâce à l’imprimerie ce qui a permis de construire une identité géographique commune entre les peuples qui se sont réunis en États-nations. Nos activités quotidiennes se déplacent de plus en plus dans le monde numérique, le sentiment identitaire des populations tend à dépasser les frontières des États-nations

Hégémonie de l'anglais dans les langes les plus parlées dans le monde.

Changer de gardiens : une dystopie bien réelle ! 

À chaque fois qu’une technologie de rupture émerge dans notre société, nous assistons à une modification structurelle du pouvoir établi. C’était le cas avec l’imprimerie qui permit de remplacer le féodalisme et la domination de l’Église par l’État-nation grâce à la diffusion qui a rendue accessible le savoir. Ce fut également le cas avec la radiodiffusion qui permit la viabilité du totalitarisme grâce à la diffusion massive et continue de la propagande. 

 

Dernièrement, Internet a permis de court-circuiter l’État-nation et son système de gardiennage en rendant possible la liberté de l’information et en facilitant l’expression sans aucune forme de favoritisme. Ce passage aurait dû permettre une translation du pouvoir de l’État vers les individus. Ce n’est pourtant pas ce qu’il se passe puisqu’une ombre menaçante plane sur nos démocraties. 

 

En parallèle de nos sociétés de droit, s’est développé un véritable Empire invisible qui est administré par une oligarchie bien organisée : les GAFAM. Depuis maintenant quelques décennies, la diversité des industries s’est réduite comme peau de chagrin, permettant aux géants du net de concentrer énormément de pouvoir entre leurs mains. Cela leur permet aujourd’hui de traiter les États comme leurs pairs. 

 

Des GAFAM de plus en plus puissantes qui se hissent au rang des Etats.

Chaque personne morale ou physique est animée par des intérêts, peu importe leur qualité, ces derniers ne peuvent, par définition, pas être désintéressés. Les médias sociaux qui avaient pour promesse de créer des espaces de liberté, sont devenus des produits de l’asservissement humain à travers les bulles algorithmiques et le profilage. En cherchant à tendre vers des objectifs nobles comme la liberté et l’égalité, nous n’avons pas compris que le problème n’était pas le gardien, mais son organisation centralisée. En changeant de gardien, le problème n’a pas disparu, il s’est seulement déplacé !

 

Lire plus : Les BRICS prêts à s’affranchir du dollar grâce à un système de paiement blockchain

La décentralisation comme seule et unique porte de sortie 

Historiquement, nous avons toujours eu besoin d’un gardien pour attester de la synchronisation entre la représentation informationnelle de la réalité et cette réalité effective. Les États-nations étaient les gardiens ultimes puisqu’ils contrôlaient non seulement leurs propres services, mais également tout ce qu’il y avait autour, par voie de réglementation. Cependant, depuis la publication du livre blanc de Bitcoin, cette force de contrôle n’a plus lieu d’être. 

 

Aujourd’hui, la confiance n’est plus nécessaire. Bitcoin résout ce problème en étant complètement décentralisé, sans serveur central et sans aucun tiers de confiance. Ce sont ces éléments qui font toute la résilience de Bitcoin, la seule et unique chose à comprendre, c’est que notre compréhension des mathématiques et de la physique sont des variables de confiance. C’est assez simple à comprendre, dans le monde ordinaire on aura tendance à dire “trust, but verify”, avec Bitcoin c’est plutôt “don’t trust, verify”. 

 

La chaîne de temps de Bitcoin est finalement ce que l’on peut trouver de mieux pour avoir une représentation de la réalité la plus fidèle possible. La décentralisation nous permet en fait de penser Bitcoin comme un contrat social automatisé, c’est tout ce qui fait la beauté d’un système de paiement électronique basé sur la preuve cryptographique plutôt que sur la confiance. 

 

Lire plus : Qu’est ce que le Bitcoin Halving 2024 et quelles sont les implications ?

 

Bitcoin est l’événement politico-monétaire majeur de ces derniers siècles. Bitcoin a le pouvoir de limiter la puissance des élites financières et politiques et d’ainsi offrir à l’individu une véritable souveraineté financière ! 

 

Ne me croyez pas sur parole, vérifiez ! 🐰

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